Berbere

Berbere
Le drapeau berbère est un drapeau proposé pour le peuple des Berbères.

C'est dans les années 1970 que l'Académie berbère (Agraw Imazighen) présente le premier drapeau berbère. En 1998, le Congrès mondial amazigh officialise le drapeau à Tafira (Las Palmas), dans les Îles Canaries — peuplées autrefois par les Guanches, ancien peuple berbère.

Le drapeau est composé de trois bandes horizontales de même largeur (bleu, vert, jaune) et de la lettre Z (aza en tifinagh) en rouge.

Chaque couleur renvoie à un élément du Tamazgha, territoire où vivent les Berbères (correspondant au nord de l'Afrique) :

le bleu représente la mer Méditerranée et l'océan Atlantique ;
le vert représente la nature et les montagnes verdoyantes ;
le jaune représente le sable du désert du Sahara.
La lettre Z de l'alphabet tifinagh (le aza ou yaz) représente l'« homme libre » — amazigh en berbère, imazighen au pluriel —, nom que se donnent les Berbères. Il est ici en rouge, couleur de la vie, mais aussi couleur de la résistance.

Le drapeau berbère symbolise donc le peuple amazigh vivant en harmonie avec sa terre, le Tamazgha.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 16:50

Les Berbères

Les Berbères
Les Berbères
Les Amazighs (Imazighen, « hommes libres »), ou Berbères, sont répartis sur l'ensemble de l'Afrique du Nord, aussi appelée Tamazgha (« Terre des hommes libres ») ; groupes principaux :

les Chleuhs dans la vallée du Souss, le Haut et l'Anti-Atlas (Maroc)
les Rifains dans le Rif (Maroc)
les Zayanes dans le Moyen Atlas (Maroc)
les Chaouis dans les Aurès (Algérie)
les Chenouis dans le Chenoua (Algérie)
les Kabyles en Kabylie (Algérie)
les Beni Snous (At Snus) dans la wilaya de Tlemcen (Algérie)
les Mozabites dans la vallée du Mzab (Algérie)
les Siwis dans le Siwa (Égypte)
les Touaregs, dont l'aire de nomadisation s'étend sur plusieurs pays : Algérie, Libye, Niger, Mali et Burkina Faso

La langue tamazight (le berbère) et ses principales variétés :

Chaoui - Chenoui - Chleuh - Kabyle - Mozabite - Nafusi - Rifain - Siwi - Tagargrent - Touareg - Zayane - Zénète
Le tamazight peut être écrit avec l'alphabet tifinagh (ou libyco-berbère), vieux de plus de 2500 ans, ou l'alphabet latin. Certains (notamment au Maroc) utilisent l'alphabet arabe.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 17:00

Modifié le mercredi 29 octobre 2008 17:32

Courte histoire des Berbères

Courte histoire des Berbères
Courte histoire des Berbères


Le passé Berbère remonte à la nuit des temps mais si les Berbères revendiquent une présence au Maghreb, vieille de plus de cinq mille ans, leur nom n'est apparu qu'en des temps beaucoup plus proches de nous. Leur communauté s'étend de la frontière égypto-libyenne à l'Atlantique et des côtes méditerranéennes au Niger, au Mali et au Burkina. Les populations qui s'installent peu après dans la région, probablement originaires d'Europe et d'Asie, donnent naissance aux ancêtres des Berbères. On sait peu de choses de ces peuples, dont la langue dite libyque est quasi indéchiffrable et présente des similitudes avec le Tifinagh des Touareg.


La période romaine.

Les Phéniciens, venus de l'actuel Liban, fondent vers 1100 av. J.C., sur la côte atlantique le comptoir de Lixus (aujourd'hui Tchemmich), puis plus près du détroit, ceux de Tingis (Tanger) et d'Abyle, Casablanca ou Russadir (Melilla). Les Berbères entrent en relations commerciales intermittentes avec eux. Ils subissent ensuite l'influence des Carthaginois (descendants des Phéniciens) qui fondent des comptoirs sur la côte méditerranéenne. Les carthaginois, qui commercent pendant plusieurs siècles avec les Berbères, leur apportent non seulement l'or, la vigne et certaines méthodes agricoles, mais aussi de nouveaux rites religieux. Au IIIème siècle av. J.C., sur le peuple des Massyles établis entre Constantine et l'actuelle frontière tunisienne, règne le premier roi berbère connu, Masinissa, qui avec l'alliance des Romains, fonde le royaume de Numidie. En échange Massinissa apporte son aide à Scipion l'Africain contre Carthage : ce sont les guerres puniques dont Tite Live a rendu compte dans ses fameux écrits. Qui n'a pas en tête la fameuse imprécation de Caton l'Ancien devant le Sénat : « Carthago delenda est ! » (Carthage doit être détruite !), qui n'a pas entendu parler d'Hamilcar, d'Hannibal, d'Hasdrubal et des romains Scipion l'Africain et Scipion Emilien qui les battirent ? Jugurtha, neveu de Massinissa, entra au contraire en rébellion contre Rome. Arrivé dans la capitale, il lança une phrase fameuse « Tout est à vendre ici ». Un affront qui ne lui fut jamais pardonné puisqu'il fut livré aux romains par le roi berbère (Algérie, Maroc), jeté en prison et étranglé dans sa cellule. A la chute de Carthage, en 146 av. J.C., les romains s'imposent militairement dans tout le Maghreb.

Durant la période romaine, la région est mise en valeur : des routes sont construites, des villes, telle Volubilis, sont fondées. L'agriculture se développe et le commerce prospère. Après la chute de Jugurtha, les romains donnent aux berbères une partie de la Numidie. De 25 à 23 av. J.-C., Juba II, un souverain berbère romanisé, savant et collectionneur d'objets d'art, administre la Maurétanie. L'empereur Auguste le marie à Cléopâtre Séléné, fille de la grande Cléopâtre. Il fait de sa capitale Césarée (Cherchell), une belle cité, avec une cour humaniste remplie d'artistes grecs. Vers 42 apr. J.-C., l'empereur Claude Ier annexe l'ensemble de la Maurétanie à l'Empire romain ; elle est divisée en deux provinces : la Maurétanie Tingitane (de Tanger), correspondant au Maroc actuel et que dirige le fils de Juba, Ptolémée, et la Maurétanie Césarienne (l'Algérie). A l'est il y a la Numidie (le Constantinois) et l' Ifriqya (la Tunisie). Les Romains, qui ne contrôlent véritablement que la partie septentrionale (Volubilis) en raison de l'hostilité des montagnards berbères, se replient sur la région de Tanger, qui est rattachée, sous le règne de Dioclétien, à l'Espagne méridionale (285).

En 435, les Vandales, vainqueur des Romains, prennent le contrôle de vastes territoires (aujourd'hui l'Algérie et le nord du Maroc). En 439, ils conquièrent Carthage dont ils font leur capitale. La flotte vandale est souveraine en Méditerranée occidentale : pillage des îles méditerranéennes, des côtes espagnoles, voire de la ville de Rome (477). Ils ne réussissent pas à établir leur domination sur les Romains d'Afrique et sur les Berbères. En 533, l'empereur byzantin Justinien Ier envoie le général Bélisaire les combattre. Vaincus en 534, ils sont déportés et enrôlés dans les troupes byzantines. De nombreux noyaux de résistance berbères localisés dans les régions montagneuses subsistent après l'élimination des Vandales.


La conquête de l'Islam.

Bien des régions, supportant mal l'omnipotence des fonctionnaires de l'Empire Bysantin et l'extrême centralisation du système, vont faire bon accueil aux idées d'indépendance financière et commerciale apportées par l'islam. Il semble que, dans leur offensive contre les Byzantins, les troupes arabo-musulmanes, conduites par Oqba ibn Nafi, atteignent l'Atlantique dès 681. Prônant l'égalité entre tous les croyants, les tenants de la nouvelle religion manquent de cadres administratifs ; ils les trouvent souvent chez les « mawalis » : affranchis, lettrés chrétiens et juifs autochtones, Berbères pratiquant le judaïsme, dont beaucoup finissent par se convertir, échappant ainsi à l'imposition qui touche les « dhimmis », gens du Livre, (chrétiens et juifs), protégés par l'islam mais soumis à des taxes pour compenser l'interdiction qui leur était faite de porter les armes. L'implantation arabe est cependant longue et difficile. Les tribus berbères montagnardes - confédération des Masmouda, établis dans le Haut Atlas occidental, l'Anti-Atlas, le Rif et les plaines atlantiques, des Sanhadja, du Moyen Atlas, et des Zenata, du Maroc oriental - qui n'ont pas plus accepté la domination de Byzance que celle de Rome, les obligent à se replier. Les Berbères opposent une longue résistance, incarnée par le chef de l'Aurès, Koçaila, puis par une femme, (vers 695), la Kahina, surnommée parfois la Jeanne d'Arc berbère. Les Berbères, au cours du VIIIèmesiècle, se convertissent massivement à l'Islam : en 711 un groupe de fraîchement convertis passe, sous les ordres de Tariq, le détroit de Gibraltar (Gebel Al-Tariq). Mais leur résistance continue de s'exprimer par leur adhésion à l'hérésie kharidjite, ce qui déclenche en 740, une nouvelle révolte.


Les dynasties berbères

Les souverains almoravides sont issus d'un groupe de tribus berbères, les Sanhadja, nomadisant dans le Sahara, entre Sénégal, Niger et Sud marocain, et converties à l'islam à la fin du IXe siècle. À partir de 1048, Abdallah ibn Yasin, érudit musulman, fonde, à la demande du chef des Sanhadja, un couvent fortifié (ribat) au sein duquel les guerriers se préparant à la guerre sainte vivent dans le respect le plus strict des principes du sunnisme de rite malikite. En 1076, ces guerriers, connus sous le nom de « ceux de ribat » (al-murabitun en arabe, devenu almoravides), entreprennent la conquête du royaume du Ghana et du Maroc. Leur chef Yusuf ibn Tachfine, fondateur, vers 1060, de la ville de Marrakech, réalise, entre 1063 et 1082, l'unification du Maroc et de l'Ouest algérien. En 1086, il est appelé en Espagne par les princes musulmans des reyes de taifas, principautés indépendantes, que menacent les progrès de la reconquête chrétienne (Reconquista). Le 2 novembre 1086, Ibn Tachfine bat à Zallaka Alphonse VI d'Espagne, qui a enlevé Tolède aux musulmans l'année précédente. Entre 1090 et 1094, Ibn Tachfine rétablit l'unité de l'Espagne musulmane. Les souverains almoravides, se déclarant princes des musulmans, reconnaissent cependant le califat Abbasside de Bagdad. Champions d'un islam austère, ils protégent la culture de l'Andalousie musulmane et la diffusent même au Maghreb, où de monumentales constructions religieuses s'inspirent de l'architecture andalouse, notamment sous le règne d'Ali ibn Yusuf (1106-1142). Dès 1121, cependant, la puissance almoravide est déstabilisée par le soulèvement des Almohades, au Maroc. En 1147, ces derniers renversent les Almoravides, qui maintinrent toutefois un royaume aux Baléares, jusqu'en 1202.

Les Almohades (en arabe, al-Muwahhid, « qui proclame l'unité divine »), dynastie berbère musulmane, issue d'un mouvement de réforme religieuse, règnent sur le Maghreb et l'Espagne musulmane de 1147 à 1269. Le mouvement almohade est fondé, au début du XIIe siècle, par Muhammad ibn Tumart, un réformateur berbère de l'Anti-Atlas. S'opposant au rite malikite pratiqué par les Almoravides, Ibn Tumart prêche le retour aux sources religieuses de l'islam ; formé en Orient et influencé par le chiisme, il leur reproche d'avoir délaissé l'étude du Coran pour un juridisme excessif. Depuis les montagnes du Haut-Atlas, il organise une communauté militaire et religieuse autour d'un islam austère et rigide et, en 1121, se proclame mahdi (imam caché dont la venue est attendue par les chiites). Après la mort d'Ibn Tumart en 1130, un de ses disciples, Abd al-Mumin, lance la guerre sainte, ou jihad, contre le Maghreb almoravide. Tlemcen, Fès puis Marrakech sont prises et la dynastie régnante tombe en 1147. Abd al-Mumin (1130-1163) est désormais à la tête d'un empire englobant toute l'Afrique du Nord jusqu'à la Tripolitaine et l'Espagne méridionale par la prise de Cordoue en 1148 et de Grenade en 1154. Il se proclame calife, rejetant ainsi la suzeraineté des Abbassides et impose le principe d'une hérédité dynastique peu avant sa mort, ce qui permet à son fils, Abu Yaqub Yusuf (1163-1184), d'achever la conquête de l'Espagne musulmane. La puissance almohade commence à décliner après la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212 lorsque les armées chrétiennes de Castille, d'Aragon et de Navarre défont le IVe calife, Muhammad al-Nasir (1199-1213). En 1236, Cordoue, la ville symbole de l'islam espagnol, se rend, tandis que les dissensions au sein du cercle dirigeant s'aggravent. Différentes provinces de l'empire se proclament indépendantes et des dynasties locales s'imposent, comme les Mérinides qui, en 1269, s'installent à Marrakech et établissent leur domination sur le Maroc. Cet émiettement de l'empire sonne le glas de la dynastie almohade. L'intransigeance religieuse des Almohades est à l'origine de persécutions contre les Juifs, convertis de force à l'islam, et contre la philosophie qui s'est épanouie sous les Almoravides. Maïmonide, célèbre philosophe juif, émigre en orient puis au Caire où il devient grand rabbin à la cours de Saladin 1er. Rapidement, cependant, les successeurs du mahdi goûtent au luxe de l'Andalousie et la cour almohade renoue avec la tradition intellectuelle et artistique de l'Espagne musulmane. Le philosophe Averroès est ainsi accueilli à la cour d'Abu Yaqub Yusuf. Les Almohades développent une architecture sobre et majestueuse, dont témoignent le minaret de la mosquée Koutoubia, à Marrakech, et la Giralda à Séville.


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# Posté le mercredi 29 octobre 2008 17:30

Le Tifinagh: l'alphabet berbère

Le Tifinagh: l'alphabet berbère
L'alphabet tifinagh n'est autre qu'un forme moderne de l'alphabet lybique. Certains auteurs font remonter la date d'apparition de l'alphabet tifinagh jusqu'au 6ème siècle avant J.C., cependant la plus ancienne des inscriptions retrouvées en alphabet tifinagh, date seulement de 139 avant J-C. Il s'agit d'une inscription sur un temple indiquant que celui-ci fut construit au cours de la 10e année de règne de Micipsa, roi des Numides.

Décision historique pour la langue berbère. L'Institut Royal marocain de la culture amazigh a tranché : le tifinagh sera l'alphabet d'écriture de la langue amazigh. Trois types d'alphabets étaient candidats : le tifinagh, le latin et l'arabe. Il sera bientôt enseigné dans les établissements scolaires. Le Maroc se réapproprie non sans difficultés, une tradition millénaire.


Le tifinagh sera l'alphabet d'écriture de la langue amazigh. Par ce geste le Maroc réhabilite tout un pan de son patrimoine. Selon Monsieur Boudris Belaïd, Directeur de la recherche didactique et des programmes pédagogiques de l'Institut Royal de la culture Amazigh (IRMCA), " la décision n'a pas été facile, mais elle a le mérite de restaurer une tradition ancienne. C'est grâce au tifinagh que les femmes touaregs transmettent leurs savoirs aux enfants. Opter pour cet alphabet est un simple retour aux sources". Au sein même du Conseil d'administration, la décision est venue par le recours au vote. Une majorité des deux tiers s'est alors dégagée au bénéfice du tifinagh, ancien alphabet constitué de 33 consonnes, 4 voyelles et 2 semi-voyelles. Sa standardisation en cours à l'Institut amazigh, peut lui apporter la souplesse et l'accessibilité qui lui manquent. Quant aux programmes d'enseignement et à leurs méthodes, ils seront déterminés par l'IRMCA en coordination avec le ministère de l'Education nationale.

Ancrage millénaire

Bien que l'amazigh, langue berbère essentiellement orale, n'ait pas été protégé par l'écriture, son alphabet le tifinagh est vieux de trois mille ans. Il a été utilisé pour des besoins décoratifs et artistiques en Egypte, au Niger, au Mali au Burkina Faso et aux îles Canaries. Il a traversé l'espace et le temps. Il est la langue la plus anciennement attestée au Maghreb. Son aire couvre près de cinq millions de km². La communauté la plus importante dont l'amazigh est la langue première se trouve au Maroc. De par son antériorité, elle constitue le premier mode d'expression de l'identité des Marocains. Cependant, elle n'a représenté jusque là qu'une valeur négligeable sur le marché des biens symboliques en raison de sa non-standardisation, de son évacuation des programmes scolaires et d'instances culturelles, administratives et économiques du pays. La langue arabe et la culture arabo-musulmane sont, elles, présentes au Maroc en tant qu'éléments constitutifs de l'identité culturelle marocaine depuis la pénétration de l'Islam au VII siècle.

Les mots se bousculent

Le choix de l'alphabet n'a pas été facile. Plusieurs tendances se sont exprimées soit en faveur du tifinagh, soit en faveur de l'alphabet latin ou en faveur de l'alphabet arabe. Très vite, cela s'est transformé en polémique. La transcription en caractères arabes pose problème : un mot en arabe est susceptible d'avoir plusieurs sens et présente des carences en matière technologique quant il s'agit de conception de programmes informatiques et de logiciels en arabe. L'alphabet latin présente l'avantage de pouvoir intégrer l'amazigh dans le système d'enseignement à moindre coût et rapidement. Mais là aussi, il n'y a pas de consensus. Le latin est porteur d'une autre culture et au vu des circonstances actuelles ne peut pas passer. Le choix du tifinagh, semble être une réponse politique à une crise identitaire exacerbée par une mondialisation effrénée.

Les alphabets tifinagh. ( fonts , polices tifinagh )

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 17:37

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 06:30

Kabyle

Kabyle
Langue

La langue kabyle (tha kvayelith textuellement « le kabyle ») se rattache au groupement berbère qui comporte plusieurs variantes. La Kabylie représente la deuxième concentration de berbérophones après le Souss (Sud du Maroc). Estimée à plus de 7 millions de locuteurs (la moitié des berbérophones algériens), cette langue est très proche du chenoui (parlé dans le Chenwa à l'ouest d'Alger) et du chaoui (tachaouit) parlé dans les Aurès au sud-est de la Kabylie. Très attachés à leur identité berbère, les Kabyles revendiquent la reconnaissance du pluralisme linguistique, notamment par la consécration pour la langue Tamazight (Berbère) dans la Constitution algérienne d'un statut de langue officielle, en plus de celui de nationale déjà accordé[13].
Tha kvayelith (« la kabylité ») signifie aussi dans la sémantique kabyle en général, la référence à un système de valeurs ancestrales (code de l'honneur) non contradictoire de l'esprit du clan (çof) qui régulent et gèrent la vie collective à l'échelle d'un village ou d'une tribu ou confédération.

Religion

Les kabyles sont musulmans dans leur majorité (99%). Historiquement la religion et les familles maraboutiques appelées chorfa ont joué un grand rôle social, ainsi que les confréries comme celle de la Rahmaniya. La ville de Bejaia en petite Kabylie fut même surnommée la "Petite Mecque" en hommage à tout les "saints" que la ville a fournie, cela lui conférait un statut de ville sainte réputée dans le monde islamique de l'époque.

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 06:40